Souvenir de jeunesse ou presque
J'avais vingt ans et je suis allé à Pornic pour un week-end d'été. C'était en juin et il n'y avait pas grand monde. Il faisait même un peu frais cet après-midi là. Je marchais sur la plage quand je suis arrivé à un blockhaus. J'allais m'y abriter du vent quand j'ai entendu des voix. C'était des voix de fille. Je suis resté en arrière et j'ai regardé, discrètement. Il y avait deux jeunes femmes, assises à l'abri du vent, les jambes nues, et la robe retroussée jusqu'au ventre.
- J'aurai fini avant toi, a dit l'une !
- M'étonnerait, a dit l'autre !
Je n'avais pas vu leur bras et surtout leur main, entre leurs cuisses. Les deux jeunes femmes se masturbaient.
- J'en ai marre du devoir conjugal, a dit l'une !
- Une fois par semaine, ça me suffit, a répondu l'autre ! Je l'envoie promener !
Elles ont continué à se caresser puis elles se sont rapprochées l'une de l'autre.
- Caresse-moi, je te caresse, a dit l'une !
- Embrasse-moi alors, a dit l'autre !
J'ai vu les deux femmes s'embrasser. Je ne voyais plus leurs bras et encore moins leur main.
Je n'en revenais pas et j'avais la trique. Je regardais de temps en temps. Elles continuaient à s'embrasser sur la bouche. Je me suis effacé une nouvelle fois puis j'ai regardé à nouveau, ce fut pour les entendre dire :
- J'ai pu de jambes !
- Faut qu'on se voit ailleurs, a répondu l'autre femme ! Qu'on passe la nuit ensemble !
- Je pourrais jamais m'éclipser à dit la première !
- Fais un effort, a dit l'autre ! Dit que tu vas chez ta mère...
Les deux femmes se sont relevées et ont défroissé leur robe à grands coups de main et moi je me suis reculé et j'ai fait semblant d'arriver quand les deux femmes ont déboulé face à moi mais j'ai pas pu m'empêcher d'écarquiller les yeux et de les regarder.
- T'as jamais vu des gouines, m'a jeté la femme ! Tu nous a matées ! Maintenant, va te branler !
Je suis parti comme un péteux. Elles ont éclaté de rire. Je ne les ai jamais revues.
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